âmes et mathématiquesDécidément, les mathématiques, dans leur rigueur – certains diront leur sécheresse –  sont bien une fenêtre grande ouverte sur la spiritualité ! Tout autant que la littérature, la musique, la peinture, et sans doute aussi tout autant que la géologie, la physique – particulièrement celle que l’on dit quantique  -, la botanique, la biologie moléculaire, et peut-être bien tous les vastes champs des connaissances humaines.

Notre âme et l’infini

C’est la notion d’infini, si présente dès que l’on aborde les mathématiques, qui    peut nous faire comprendre comment nous, êtres finis, plus ou moins entravés dans notre corps physique, encombrés dans notre corps mental, tiraillés dans nos émotions, pouvons contenir l’infini.

Posons que  l’âme est une parcelle de Dieu, l’immuable étincelle issue de cet infini mystère. Posons que nous ne connaissons pas le nombre d’âmes, et, en bons mathématiciens, appelons ce nombre x. Nous sommes inexorablement amenés à poser l’équation :  

∞/ x … et à trouver la réponse : ∞/ x = ∞

Et les savants ?

Avec Galilée, nous constatons dès lors que l’assertion « le tout est plus grand que la partie » ne se vérifie pas lorsqu’on parle de quantités infinies.

Dans la pensée métaphysique de Descartes, l’homme a en lui, de manière innée, l’idée de l’Infini, qui revient à l’idée de Dieu Lui-même. Cette idée de l’Infini en l’homme ne peut être que limitée, finie, incomprise.

Par la méditation, nous expérimentons l’infini

Tout se passe comme si, pour l’homme, Dieu, et donc l’âme,  ne peut relever que de l’expérience vécue, ne peut se révéler que par elle. L’action de méditer, le fait de ressentir cette Transmission yogique propre à la méditation du cœur, est expérience avant tout, et si l’on entrevoit une Vérité absolue, un Infini indéterminé, elle est peut-être bien pour nous le seul canal pour nous ouvrir à une telle Vérité. Lorsque nous méditons dans notre cœur, nous méditons dans notre âme qui s’ouvre à nous dans toute sa majesté et son mystère.

Et c’est ainsi que nous, pauvres mortels, insignifiants systèmes finis aux confins de l’Univers, de fait, contenons l’infini !

 

Yves Benhamou

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